Qui suis-je ?

Je suis Palois.

Je travaille dans une grande entreprise locale, dans un environnement plutôt technique. Autrement dit : je passe mes journées à résoudre des problèmes concrets, à manipuler des chiffres, des contraintes, des systèmes… et à essayer que tout fonctionne sans exploser. Jusqu'ici, rien de très mystérieux.

Et pourtant.

Depuis bientôt une dizaine d'années, je suis aussi franc-maçon.

Pas dans une cave voûtée avec des torches et des complots internationaux en préparation (désolé pour la déception).
Mais dans une loge du Grand Orient de France, où je pratique le Rite Écossais Ancien et Accepté — le fameux REAA pour les intimes.

Je suis aujourd'hui Maître, ce qui ne veut pas dire que je maîtrise quoi que ce soit.
En franc-maçonnerie, plus on avance, plus on comprend que le travail commence à peine.

Pourquoi ce site ?

Parce que la franc-maçonnerie est probablement l'un des sujets les plus commentés… par des gens qui n'y ont jamais mis les pieds.

À la machine à café, il m'est arrivé d'entendre à peu près tout :

  • « C'est un réseau d'influence. »
  • « C'est politique. »
  • « C'est une secte. »
  • « Vous faites des rituels bizarres, non ? »

Alors oui, il y a des rituels. Non, on ne sacrifie personne.
Et non, je ne peux pas te faire entrer au conseil d'administration de ta boîte en échange d'un signe discret.

Ce décalage entre la réalité vécue et l'image fantasmée m'a toujours frappé.
Car de mon expérience — à Pau, dans des loges paloises et des environs — j'ai rencontré des femmes et des hommes engagés, sincères, exigeants avec eux-mêmes. Des personnes qui consacrent du temps, de l'énergie, parfois des doutes, pour essayer de devenir un peu meilleures qu'hier.

Ce n'est pas spectaculaire.
Ce n'est pas simple.
Ce n'est pas confortable.
Mais c'est profondément humain.

Discret, pas secret

Je suis discret dans mon environnement professionnel.
Non pas par honte — bien au contraire — mais parce que je sais combien le sujet peut être mal compris.

Dans certains milieux, afficher son appartenance maçonnique peut provoquer des réactions rapides, parfois caricaturales. Je préfère donc que l'on me juge sur mon travail, mes compétences et mes responsabilités techniques, plutôt que sur des fantasmes.

La franc-maçonnerie parle souvent de liberté.
La liberté inclut aussi celle de ne pas s'exposer inutilement.

Ce que je veux faire ici

Ce site n'a pas vocation à convaincre qui que ce soit de « franchir le pas ».
Encore moins à recruter. (On n'est pas une start-up en quête de levée de fonds.)

Il a pour objectif :

  • d'informer,
  • d'expliquer simplement,
  • de démystifier,
  • de rendre accessible un univers souvent perçu comme opaque.

Si tu es simplement curieux, tu trouveras ici des repères.
Si tu te poses sincèrement la question : « Pourquoi pas moi ? », tu trouveras des éléments pour réfléchir.
Et si tu penses encore que les francs-maçons gouvernent le monde… je risque de te décevoir : on a déjà du mal à choisir la date du prochain dîner de loge.

Mon regard personnel

Je ne prétends pas parler au nom de toute la franc-maçonnerie.
Il existe en France une diversité d'obédiences, de sensibilités, de rites, parfois très différentes.

Je parle de ce que je connais.
De ce que je vis.
De ce que j'ai compris — et de ce que je continue à essayer de comprendre.

Car au fond, la franc-maçonnerie, ce n'est pas un club d'influence.
C'est une méthode.
Un cadre.
Un espace où l'on apprend à écouter, à douter, à travailler sur soi.

Et parfois, à accepter que la pierre la plus dure à tailler… c'est soi-même.